Comment s'organisent les services de l'État dans la nouvelle région ?

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Laurent Roturier (Drac), Marc Chappuis (secrétaire général aux affaires régionales), Philippe Merle (Direccte), Pascal Etienne (direction régionale jeunesse et sports), Armande Le Pellec Mullec (recteur de région), le préfet Pascal Mailhos, Monique Cavalier (ARS), Jacques Marzin (DRFIP), Jean-Philippe Grouthier (Insee) et Didier Kruger (Dreal).
Laurent Roturier (Drac), Marc Chappuis (secrétaire général aux affaires régionales), Philippe Merle (Direccte), Pascal Etienne (direction régionale jeunesse et sports), Armande Le Pellec Mullec (recteur de région), le préfet Pascal Mailhos, Monique Cavalier (ARS), Jacques Marzin (DRFIP), Jean-Philippe Grouthier (Insee) et Didier Kruger (Dreal). (Crédits : Rémi Benoit)
Le préfet Pascal Mailhos a présenté ce mardi 5 janvier l'organisation et la répartition entre Toulouse et Montpellier des directions régionales des services de l'État. Au-delà de la baisse des effectifs, l'objectif de la fusion des deux régions est de mutualiser certains services à l'échelle de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. La Direccte spécialise les capitales régionales : la santé à Montpellier, l'aéronautique à Toulouse.

Alors que le Conseil régional a tenu lundi 4 janvier sa première assemblée, la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées est en vigueur depuis le 1er janvier au sein des services de l'État en région. Le préfet de la grande région Pascal Mailhos a fait un point d'étape ce mardi 5 janvier à Toulouse sur l'organisation déjà en place.

Comme annoncé le 31 juillet dernier, les directions régionales sont réparties entre Toulouse et Montpellier. La Ville rose accueille la Direccte (concurrence, travail et emploi), la Dreal (environnement, aménagement et logement), la Draaf (alimentation, agriculture et forêt), la DRFIP (finances) et l'Insee.

De son côté, Montpellier centralise le siège de la chambre régionale des comptes, de l'agence régionale de santé (ARS), la direction régionale des affaires culturelles (Drac), la direction de la jeunesse et des sports. Les deux académies ne fusionnant pas, les deux rectrices restent en poste. Mais la rectrice de l'académie de Montpellier est à la tête du comité régional académique chargé de piloter les nouvelles compétences régionales que prévoit la réforme territoriale telles que l'orientation et la formation professionnelle.

L'ARS crée de nouvelles branches

De son côté, Monique Cavalier, directrice de l'Agence régionale de santé, a annoncé "la création d'une direction du premier recours dédiée à l'accès aux services d'urgence (Samu...) et à l'installation des médecins dans les zones prioritaires ; d'une direction des territoires pour coordonner les 13 antennes départementales de l'agence et enfin en juillet d'une mission sur la démocratisation sanitaire". Les fonctions plus traditionnelles de l'agence, telles que la santé publique et la veille sanitaire seront basées à Toulouse, tandis que les problèmes de santé liés à l'environnement seront gérés depuis Montpellier.

La Direccte spécialise les capitales régionales

Le directeur régional de la Direccte Philippe Merle a quant à lui précisé que les effectifs resteraient constants dans ses services mais qu'une spécialisation allait être mise en œuvre.

"La lutte contre le travail illégal, la fraude et les entorses à la concurrence sera gérée à Montpellier ainsi que le développement de la filière viticole et la filière santé tandis que Toulouse s'occupera des questions d'hygiène et de sécurité, de la filière aéronautique et de l'emploi dans la jeunesse", a-t-il détaillé.

Le préfet Pascal Mailhos a précisé que "l'équilibre actuel de l'emploi public régional de l'État sera maintenu, soit 55 % pour Toulouse et 45 % pour Montpellier" et que la fusion des régions a entraîné moins de 200 mutations sur les 5 000 agents de la grande région. L'un des objectifs majeurs de la réforme est de réaliser des économies en diminuant les effectifs. Le gouvernement a fixé comme objectif une baisse de 2 à 3 % des effectifs chaque année. "7 postes au niveau des directions régionales ont déjà été supprimés", a relevé Pascal Mailhos.

Des effectifs renforcés dans les antennes départementales

Selon le préfet, la baisse des effectifs concernerait pour "2/3 les effectifs régionaux et pour 1/3 seulement les effectifs départementaux". Car l'une des inquiétudes soulevées par les détracteurs de la réforme est que la grande région étendue sur 13 départements nuise à la proximité des services.

Certaines antennes départementales verront donc leurs effectifs renforcés. "La Drac va créer trois postes d'action culturelle dans les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales et l'Aveyron, la Direccte va expérimenter dans 7 départements des chargés de mission économiques pour suivre les créations d'entreprises en lien avec les CCI", a précisé le représentant de l'État.

Le préfet devrait annoncer d'ici la fin du premier semestre 2016 les grandes priorités de l'action des services de l'État en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Pascal Mailhos a d'ores et déjà prévu un chantier autour du canal du Midi : "À terme, il faudrait créer une entité qui coordonne les services de la région, de l'État et les professionnels du tourisme pour gérer le canal. Les journées du patrimoine 2016 seront également largement dédiées au 350e anniversaire de l'édit royal qui a autorisé sa construction".

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