Le premier robot humanoïde capable de se servir d'outils, présenté à Toulouse

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Pyrène, un robot bipède de 1,75 m
Pyrène, un robot bipède de 1,75 m (Crédits : CNRS)
L'équipe du Laas-CNRS a présenté jeudi 9 février à Toulouse son dernier robot humanoïde. Baptisé Pyrène, il pourra bientôt se servir d'outils, une première mondiale. Le laboratoire travaille avec Airbus pour tester en usine le robot qui permettrait de limiter les troubles musculosquelettiques.

Pyrène est un robot bipède de 1,75 m. Il a fait ses premiers pas en public le 9 février dernier à Toulouse lors de sa présentation officielle. Ses longues jambes devraient bientôt lui permettre de monter un escalier. "Les dimensions des jambes des robots humanoïdes précédents posaient problème avec des marches de taille normale", raconte Olivier Strasse, directeur de recherche au Laas-CRNS dans l'équipe Gepetto qui pilote le projet.

Pyrène a été conçu par le laboratoire toulousain et fabriqué par la société espagnole Pal Robotics. "Doté de pinces de préhension, il peut saisir un objet sans l'abîmer. Des capteurs de force situés aux poignets et aux chevilles lui permettent de percevoir les forces extérieures pour interagir de façon adaptée avec son environnement", précise le CNRS.

Un robot qui peut visser et percer un trou

Mais surtout - et c'est une première mondiale selon le centre de recherches - Pyrène pourra bientôt "se servir d'outils et effectuer des actions complexes, telles que visser quelque chose ou percer un trou". D'autres robots en sont déjà capables mais pas les robots humanoïdes (autrement dit ressemblant à l'humain). Pyrène peut porter 6 kilos au bout de chaque bras, un record. Le robot fonctionne entièrement à l'énergie électrique, jugée mieux adaptée que l'énergie hydraulique face à un environnement humain.

Testé cette année dans les usines Airbus

Selon l'équipe Gepetto, ce nouveau modèle de robot pourrait faire avancer "la recherche sur le mouvement des systèmes anthropomorphes... et mener ensuite à des applications pratiques dans plusieurs domaines tels que la biomécanique, l'ergonomie ou la conception de prothèses".

Au-delà du monde de la recherche, un robot bipède pourrait intervenir à terme en zone accidentée et dangereuse. Le Laas-CNRS s'est également associé à Airbus et devrait tester l'engin en usine cette année. "L'équipe souhaiterait concevoir un robot adapté aux tâches éprouvantes susceptibles de causer des troubles musculosquelettiques chez l'homme", explique Olivier Stasse.

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