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Linky : ce qui va changer avec l'installation de ces nouveaux compteurs à Toulouse

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Installation d'un compteur Linky à Toulouse.
Installation d'un compteur Linky à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Depuis décembre, ERDF a déployé 600 compteurs Linky dans le quartier des Amidonniers à Toulouse. Ces compteurs nouvelle génération doivent permettre aux consommateurs de mieux gérer leur facture d'électricité. Mais qu'en est-il réellement ? Faut-il avoir peur des ondes émises par ces appareils et comment seront sécurisées les données des clients ?

"Je suis venue voir à quoi ressemble ce mystérieux compteur. On entend beaucoup de choses sur Linky et j'ai plusieurs inquiétudes : quel est l'impact sur la santé avec les ondes mais, surtout, est-il est possible que ma facture d'électricité soit majorée", s'interroge Josette, une Toulousaine de 80 ans. Elle fait partie de la petite dizaine d'habitants du quartier des Amidonniers à être venue poser ses questions à ERDF.

Ce jeudi 21 janvier, le gestionnaire du réseau inaugurait officiellement le déploiement des 600 premiers compteurs Linky à Toulouse, en présence notamment de Jean-Luc Moudenc, président de la métropole. D'ici à l'été, les quartiers de Saint-Michel et Empalot seront à leur tour équipés et, in fine, 440 000 compteurs doivent être installés d'ici à mai 2020 au sein de Toulouse Métropole, avec la création d'une centaine d'emplois en 5 ans au sein d'ERDF.

"L'intérêt pour le client est que le relevé de son compteur se fera à distance. Il n'aura plus besoin de prendre rendez-vous avec un agent. Cet outil permettra également de concrétiser la démarche de smart city, de mieux maîtriser la production d'énergies renouvelables ou la recharge de voitures électriques. Enfin, le client pourra mieux maîtriser sa consommation", explique Jean Paoletti, le directeur ERDF Midi-Pyrénées.

Précarité énergétique : l'affichage en euros pas encore acté

Mais, concrètement, pour analyser sa facture, le client devra faire la démarche de se connecter sur son espace client en ligne. En fonction de ses habitudes, il pourra comparer son profil de consommation avec celui d'autres clients, et sa consommation au fil de la journée. "Il pourra également se fixer des objectifs de consommation, et recevoir des alertes SMS s'il les dépasse", détaille Dominique Hourtale, responsable du projet Linky en Haute-Garonne.

En revanche, l'affichage en euros ne sera pas généralisé. Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal avait souhaité que les personnes en situation de précarité énergétique bénéficie d'un boîtier complémentaire à installer à côté du compteur pour afficher leur facture d'électricité au jour le jour. Mais, pour le moment, cette disposition n'est pas encore actée. Et du côté d'ERDF, on explique que, "pour des raisons de coûts et de droits à la concurrence", l'affichage en euros ne sera pas étendue à l'ensemble des clients. Des acteurs privés pourraient donc se saisir de ce marché des boîtiers intelligents capables d'interpréter la consommation des clients.

"Pas de danger pour la santé", selon ERDF

Depuis l'annonce de l'installation de ces compteurs, plusieurs associations, à l'image des Robins des toits, sont montés au créneau pour dénoncer la nocivité de ces nouveaux compteurs. "Les nouveaux compteurs sont toxiques et agresse toute cellule vivante, estiment les Robins des toits. Il faut être à plus ce 5 mètres du compteur pour être dans des valeurs jugées acceptables sur le plan sanitaire... Mais qu'ils soient sur les paliers dans les immeubles, dans les jardins ou sur les trottoirs, ces compteurs sont des des lieux où nous passons quotidiennement du temps."

En revanche, pour le laboratoire d'essais CEM de Toulouse, le rayonnement des compteurs Linky est équivalent à celui des anciens compteurs. Même constat pour le CRIIREM, organisme indépendant qui recommande tout de même "une distance de prévention de 2 mètres pour des expositions non impactantes dans les lieux de vie et de 5 mètres dans les lieux proches des concentrateurs, exposés à des champs électromagnétiques plus élevés".

"Il n'y a pas de danger", affirme de son côté Jean Paoletti, le directeur ERDF Midi-Pyrénées. "Il faut préciser aussi qu'il n'y a pas de wifi donc pas d'ondes radio et que l'information transite par des câbles électriques", complète Gaétan Guéguen, directeur territorial d'ERDF pour Toulouse Métropole. Concernant la sécurisation des données, Jean Paoletti précise que "les données clients sont cryptées et ERDF s'est engagé à ne pas les vendre à d'autres acteurs".

Les clients sont en droit de s'opposer à la pose des compteurs Linky mais, pour l'instant, Toulouse n'a enregistré que 0,9 % de refus.

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