Le marché de la maison individuelle repart à la hausse en Midi-Pyrénées

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(Crédits : Rémi Benoit)
Des taux d'emprunt très avantageux et des prix stables ont ramené les acheteurs vers le marché de la maison individuelle. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016 grâce au PTZ bonifié lancé en début d'année. Dans l'agglomération toulousaine, le budget moyen consacré à l'achat d'une maison et d'un terrain est de 220 000 euros.

Vivre en maison individuelle reste de loin le choix préféré des Français et les Toulousains n'échappent pas à cette règle. Parmi les 94 % de Toulousains qui souhaitent accéder à la propriété, 88 % rêvent d'une maison, révélait il y a quelques mois une enquête menée conjointement par les aménageurs lotisseurs et les constructeurs de maisons individuelles.

En 2015, ils ont été un peu plus nombreux à concrétiser ce souhait avec des volumes de vente de maisons en hausse de 8 % en Midi-Pyrénées. En effet, comme les marchés de l'immobilier ancien et du logement neuf, ceux de la maison individuelle et du terrain à bâtir sont repartis à la hausse.

"Il faut dire que nous sortions d'une année 2014 particulièrement morose", pointe Frédéric Carteret le président régional des constructeurs aménageurs de la Fédération française du bâtiment.

Il rappelle que, cette année-là, en effet, "il s'était vendu moins de 100 000 maisons dans toute la France, un chiffre historiquement bas". En 2015, la profession a donc repassé ce cap avec 110 000 maisons vendues. En Midi-Pyrénées, 2 587 maisons ont été vendues par contrat de constructions et 5 200 en diffus.

Les premiers effets du PTZ

C'est 8 % de plus qu'en 2014, et les professionnels sont optimistes pour que cette tendance se poursuive, grâce notamment au dispositif du PTZ entré en vigueur en début d'année.

"Les plafonds de revenus ayant été relevés, ce PTZ permet aux acheteurs de récupérer en moyenne 40 000 euros de pouvoir d'achat, c'est le levier qui permet à certains ménages de devenir finançables", mesure Frédéric Carteret.

À la tête du Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) depuis septembre dernier, François Rieussec ne dit pas autre chose. "Nous avons enregistré en 2015 un taux d'annulation de 26 %. C'est deux fois plus que d'habitude et cela traduit une réelle difficulté pour les primoaccédants à se faire financer par les banques", analyse-t-il. Lui aussi compte sur les effets du nouveau PTZ pour inverser la situation.

8 % de ventes en plus pour les terrains à bâtir

Du côté des terrains à bâtir, le volume de ventes a également progressé de 8 % en 2015. 850 ventes ont été enregistrées par le Snal, contre 796 en 2014 avec des prix stables de l'ordre de 96 000 euros en moyenne pour des parcelles de 647 m2.

De bons résultats qui tranchent par rapport à l'activité de ces dernières années. "Depuis 2013, les ventes de terrains avaient ralenti de 20 % et ceci confinait la profession et les acquéreurs dans de basses eaux", décrit François Rieussec.

Dans l'agglomération toulousaine, le budget moyen consacré à l'achat d'une maison et d'un terrain est aujourd'hui de 220 000 euros pour vivre le plus souvent en 3e et 4e couronnes et les prix, là aussi, sont stables de l'ordre de 1250 euros / m2 en moyenne.

Une demande en évolution

Du côté des acheteurs toulousains, la demande a cependant évolué ces dernières années. Premier changement notable : la réduction de la taille des parcelles, passée de 1 200 à 600 m2.

Un point qui traduit, d'une part, la volonté des politiques de contraindre et densifier et, de l'autre, celle des acheteurs qui ne sont plus forcément attirés par des jardins trop grands.

De même, ces derniers ne sont plus prêts à s'éloigner autant qu'avant. "À 30-35 km de Toulouse, on tombe hors marché", observe François Rieussec, qui raconte d'ailleurs avoir enregistré 46 % des ventes de terrains dans la troisième couronne en 2015 pour un prix moyen de 91 541 euros, contre 26 % en 2e couronne (123 000 euros en moyenne), 21 % en 4e couronne (70 360 euros) et seulement 5 % en 5e couronne (71 777 euros) avec des parcelles légèrement plus grandes.

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