Fintech : "lâchée" par la Maif, Morning pourrait fermer avant Noël

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Eric Charpentier, fondateur de Morning
Eric Charpentier, fondateur de Morning (Crédits : Rémi Benoit)
Éric Charpentier, fondateur de Morning, ne cache pas sa colère : les activités de sa fintech ont été suspendues la semaine dernière par le gendarme de la banque, l'ACPR. L'occasion pour lui de révéler que la startup basée à Saint-Elix-le-Château connaît depuis septembre de graves difficultés financières et pourrait fermer d'ici une semaine. En effet, son actionnaire principal, la Maif, ne souhaiterait plus soutenir le projet de néo-banque portée par l'entreprise, mettant en péril la levée de fonds qui était prévue. Interview.

Morning a été épinglée par l'APCR jeudi dernier, cette dernière a suspendu les activités de l'entreprise. Les salariés (une cinquantaine) sont-ils venus travailler ce matin ?

C'est un lundi un peu particulier, mais oui, tout le monde est venu travailler. Nous avions eu la décision de l'ACPR jeudi dernier, il nous a fallu le temps de l'encaisser, mais nous nous y attendions : elle n'est que la conséquence d'une situation qui dure depuis trois mois. Concrètement, il y a des points de conformités que nous pourrions régler directement avec l'ACPR, mais cette dernière se préoccupe surtout de notre santé financière et c'est bien cela le sujet de fonds.

L'ACPR vous reproche d'avoir prélevé 500 000 euros sur le compte cantonnement en septembre. Cela veut-il dire que vous avez utilisé l'argent de vos clients ?

Il faut que ce soit clair : Morning n'a pas utilisé l'argent de ses clients. Une somme a été nantie sur le compte de cantonnement (c'est-à-dire bloquée) afin de répondre aux obligations de garanties nécessaires pour le lancement des prochaines cartes de paiement Morning. Cette somme n'a pas été utilisée par Morning, mais l'ACPR juge cette garantie non conforme. C'est un point technique que nous aurions pu résoudre et qui n'aurait pas eu d'impact si notre situation financière était solide.

Selon vous cette situation financière (trésorerie négative) est due au désengagement de la Maif, actionnaire de la société à hauteur de 40%. Pourquoi ?

Depuis le mois de septembre, nos relations avec la Maif se sont dégradées sans que je me l'explique vraiment, car ils ne nous ont jamais signifié d'opposition à la réalisation de nos projets. En septembre, je leur ai annoncé que je souhaitais introduire Morning en bourse au mois de mars et ils n'ont pas souhaité soutenir ce projet. Aujourd'hui ils ne soutiennent plus le projet que nous portons, mais pour autant, ne se sont pas désengagés du capital. Ils nous ont annoncé qu'ils continueraient à nous accompagner financièrement si et seulement si un nouvel investisseur entrait au capital. Mais les délais sont intenables, et je me retrouve avec un actionnaire principal qui ne soutient plus mon projet et met en péril ma levée de fonds. Aujourd'hui, la startup est bloquée dans une situation irrationnelle dans laquelle la Maif ne souhaite ni sortir du capital, ni accompagner Morning jusqu'à l'introduction de nouveaux investisseurs.

Qui pourrait être ce nouvel investisseur attendu par la Maif ?

La Maif nous dit qu'elle a besoin d'être rassurée avec un investisseur solide. Elle nous oriente clairement vers l'introduction d'une banque historique au capital. Ce qui reviendrait à tuer le projet d'indépendance de Morning, à tuer l'innovation au profit unique d'un acteur dont les intérêts sont ailleurs. Nous pouvons comprendre la logique d'un grand groupe comme la Maif qui serait rassuré par l'arrivée d'une banque au capital de Morning. Cependant, cette demande semble illogique et contre toute innovation. On constate que l'attitude de ces corporate ventures (grands groupes prenant part au capital de startups) limite les chances de voir émerger un "digital champion" dans cette industrie (comme dans d'autres).

Vous ne pourrez donc pas réaliser la levée de fonds de 15 M€ prévue avant la fin de l'année ?

Non, c'est impossible, même si plusieurs investisseurs m'ont fait part de manifestations d'intérêt, comment pourrais-je réussir une levée de fonds alors que mon principal actionnaire ne me soutient pas ? Aujourd'hui c'est la survie de l'entreprise qui est en jeu : la trésorerie est négative et les salaires de décembre ne pourront pas être versés. Soit la Maif se réengage, soit il se désengage complètement.

Si vous ne pouvez pas payer les salaires sans levée de fonds, n'y a t-il pas un problème de modèle économique ?

Notre modèle économique était clair dès le départ et il n'y a aucune surprise. Nous avions prévu d'être rentable dès 2019 et à l'équilibre l'année prochaine. Nous avons tenu tous les engagements pris avec notre actionnaire : un changement de marque (Payname est devenue Morning), une évolution réglementaire d'extension de son agrément et une refonte complète du système informatique. Je comprendrai qu'un investisseur nous lâche si nous avions échoué, mais là nous avons réussi. Morning est une référence dans le secteur des fintech et nous sommes moins de 10 en Europe à avoir réalisé ce que nous avons fait.

Quelles sont les sources de revenus de Morning ?

Nous avons les options payantes pour les particuliers sur les comptes et les cartes, et un modèle de commission pour les professionnels. Depuis peu, une nouvelle source de revenus importante est apparue : nous sommes sollicités par les grands industriels, qui veulent développer leur néo-banque (notamment dans le secteur de la distribution). Ainsi, nous avons répondu à plusieurs appels d'offres pour mettre notre innovation à disposition des industriels et créer des néo-banques sous marque blanche. Ce sont des contrats de plusieurs millions d'euros à la clé et nous sommes plutôt bien positionnés car il y a peu d'acteurs français capables de faire ça.

N'était-ce pas un peu risqué de dépenser autant d'argent (plus d'un million d'euros) dans la construction du Toaster, votre campus à Saint-Elix-le-Château ?

Non, je ne regrette rien car ce campus innovant, dans le quel on travaille différemment, nous a permis de créer notre plateforme. En plus, l'implantation de Morning dans le Comminges, en pleine zone rurale, est un succès de redynamisation économique et territoriale. Nous avons même été labellisés "Best Workplace 2016" et "Territoire innovant" : le projet, dans sa globalité, est reconnu comme réellement disruptif.

Que cette aventure vous enseigne-t-elle sur le monde des startups ?

On voit bien que finalement, aux yeux des industriels, les startups c'est bien mignon mais il faut rentrer dans le cadre au bout d'un moment. On veut quoi ? Un peu d'innovation bancaire pour la servir aux grandes banques ou créer un nouvel acteur bancaire ? Moi je ne pense pas qu'une startup a vocation a se crasher ou à être rachetée. Morning, qui compte 50 salariés aujourd'hui, pourrait devenir une belle PME de 150 personnes d'ici deux ou trois ans !

Que dit la Maif ?

Contactée, la Maif a répondu par mail à nos sollicitations, indiquant que "la Maif est totalement mobilisée pour tenter de trouver des solutions qui permettraient de surmonter les difficultés rencontrées par Morning et ce dans l'intérêt de ses clients et de ses salariés". La société ajoute : "Nous nous engageons, lorsque nous serons au terme de cette démarche, de nous mettre en situation de partager notre vision sur l'évolution de ce dossier."

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Commentaires
a écrit le 16/12/2016 à 13:41 :
Bonjour. Est-il possible d'avoir un traitement équilibré de l'information ? Je n'ai aucune information sur ce cas particulier mais suis un peu stupéfait de ce déballage entre un entrepreneur et l'actionnaire qui a apporté 4 millions d'euros. Pouvez-vous rappeler les expériences précédents de cet entrepreneur et le fait qu'un actionnaire n'est pas juste là pour donner de l'argent sans partager une vision sur le modèle économique d'une entreprise. Une start-up de 50 personnes me semblent grande et très demandeuse de cash pour un projet qui était aussi risqué.
Réponse de le 16/12/2016 à 20:02 :
Quel traitement vous paraît déséquilibré ici? Qu'est-ce que l'entreprenEURiat pour vous? Une entreprise, notamment une jeune pousse, est évaluée à l'aune de ses résultats et/ou de l'espérance de gains qu'elle escompte. Les 4 millions d'euros apportés par la MAIF pour 40% signifie simplement que la valeur de l'entreprise a été évaluée à 10M€, fondée par ailleurs sur la technologie développée, l'état d'avancement du projet, l'équipe en place, etc.
En France, les structures de financement, (Business angels, fonds d'investissements et autres actionnaires) ont malheureusement tendance, à l'inverse d'autres pays, ont trop tendance à vouloir imposer leurs vues sur la stratégie de l'entreprise, si nécessaire en évinçant les porteurs initiaux du projet. Ce qui favorise l'exode des entrepreneurs férus d'indépendance à exiler leur maison mère pour réussir (BlaBlaCar, MedTech, Prynt, etc.)
a écrit le 14/12/2016 à 19:42 :
Une start up qui a brulé tout son cash et veut des crédits illimités ,ça me fait penser à la grosse Bubble des années 90 dans les techs. Si on a 5 millions en trésorerie on en dépense 7 et l'on pense que l'argent va tomber du ciel, juste parce qu'on est innovant ?
Demandons à quelqu'un comme Xavier Niel qui a commencé tout en bas si il a cramé tout l'argent de ses investisseurs dés le départ ? Un peu de réalisme et d'humilité ferait du bien au fondateur de "Morning" à mon avis.
a écrit le 14/12/2016 à 16:46 :
J'aimerais savoir combien Bpifrance a injecté dans ce concentré de "coolitude" ?
a écrit le 14/12/2016 à 6:44 :
Je serais très étonné d'apprendre que les commentaires acerbes sur le fondateur de Morning émanent d'entrepreneurs. S'il est vrai que l'investissement dans une somme de 1M€ dans des locaux est difficilement compréhensible, avec le peu d'infos dont nous disposons via cet article, rien ne permet de clouer au pilori Morning.

La réalité est qu'une assurance, conservatrice par défaut, ne comprend pas ce qu'est l'innovation et la nécessité de ne pas tuer le bébé dans l'oeuf, par crainte de l'erreur. Cet exemple remet devant les projecteurs cette stratégie consternante des groupes français qui, INCAPABLES d'innovation et d'agilité dans leur activité quotidienne, essaient d'incuber des jeunes pousses, alléché par des rendements futurs mirobolants, mais les enferme dans des non-lieux entrepreneuriaux, avant de se les accaparer.
Réponse de le 14/12/2016 à 16:49 :
Entrepreneur4ever ? Sors de ce corps Charpentier ;)
Réponse de le 16/12/2016 à 13:47 :
Vous semblez avoir tout compris sur ce qu'il faut faire en France et sur l'entreprenariat... L'environnement économique n'autorise pas beaucoup les prises de risques, ni en termes d'investissement ni en termes de recrutement. Je vous propose de devenir actionnaire de cette entreprise et de laisser toute latitude sur le modèle économique et l'utilisation de vos fonds. Et qu'il recrute aussi, c'est bon pour l'emploi. Les bons conseils sont souvent pour les autres.
Réponse de le 16/12/2016 à 13:51 :
Vous semblez avoir tout compris sur ce qu'il faut faire en France et sur l'entreprenariat... L'environnement économique n'autorise pas beaucoup les prises de risques, ni en termes d'investissement ni en termes de recrutement. Je vous propose de devenir actionnaire de cette entreprise et de laisser toute latitude sur le modèle économique et l'utilisation de vos fonds. Qu'ils construisent leurs locaux (1 million d'euros ?). Et qu'ils recrutent aussi, c'est bon pour l'emploi. Les bons conseils sont souvent pour les autres.
a écrit le 13/12/2016 à 12:11 :
« Les start up ne sont pas des jouets ! »
Est-ce cette complainte puérile digne d’une cours de récréation de lycée que le fondateur de payname devenu Morning cet automne entonnera lors de l’AG extraordinaire de la néo banque qui devrait se tenir vendredi et qui pourrait très concrètement mettre l’entreprise en cessation de paiement ?
Selon les propos de son fondateur, Morning « pariait » sur une levée de fonds dans le courant de l’année 2016 voire une introduction en Bourse sur Alternext de 15 millions d’euros d’ici la fin du premier trimestre 2017.
Les jeux sont faits ! Rien ne va plus ! « Roule, roule, roulette, roule et je t’en prie tombe sur la case toaster qui héberge mes Xmen…». Le business et la voyance feraient ils bon ménage ? La voyance est un business c’est certain ! Le ménage aussi si vous voyez ce que je veux dire M. Charpentier… Ne fûtes vous pas le fondateur d’une précédente entreprise spécialisée dans le ménage à domicile qui déposa à la barre du tribunal de commerce un bilan négatif de 700k€ ? Et ce malgré l’entrée d’un investisseur dont vous disiez comme c’est étrange qu’il était le seul et unique responsable de cette situation désastreuse ? Quelle malchance… Croiser la route de tant d’investisseurs habités par vos projets, motivés pour les mettre en musique, les faire vivre et prospérer… N’aurait-il pas mieux valu ne pas croiser ces « requins » comme vous aimez à les nommer et ne pas lever combien déjà ? 3 ? 4 ? 5 ? 6 millions d’€ ? En tout sur 2 projets ? Est-ce bien cela ?
A ce stade une question me taraude : serait-ce de l’incompétence que d’utiliser une telle manne financière destinée à fonder une néo banque à l’élevage de moutons ? À la création d’un poulailler ? À la vente de miel ? De jus de pomme ? À la création d’une équipe cycliste ? Et surtout à la construction de locaux ayant couté la bagatelle de 1 000 000€ ?
Celui qui incrimine donc la MAIF aujourd’hui en ce qu’elle aurait joué avec son avenir a donc lui aussi joué avec l’incertitude d’une hypothétique levée de 15 millions dont il n’aurait jamais été question en septembre 2015 lorsque l’assureur est entré au capital de la star up…
A ce stade votre responsabilité n’a vraiment d’égal que la non culpabilité dans laquelle vous vous nimbez…
Le prosaïsme de cette situation aujourd’hui n’a pourtant rien de l’aventure « disruptive » que vous nous aviez vantés subitement avortée par la malveillance de vos généreux donateurs d’hier.
Alors que dire de tout cela qui n’aurait pas encore été dit ?
Que vous êtes un bonimenteur ?
Que vous n’avez jamais eu d’idées novatrices.
Que vous surfez les courants du web comme un simple enfant… El nino vous surnommerait on peut être en occitan… pas le vrai hein… cela va de soi… El nino, le vrai est bien plus puissant que vous dans l’impact qu’il a sur l’avenir des gens… Quoi que votre passage dans la vie de 50 salariés aura à n'en pas douter de sacrées répercussions… sur leur noël !
Que votre mégalomanie qui devait vous mener vers l’infini et au-delà… Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Que votre mythomanie qui semblait devoir vous mener sur Alternext en 2017… Comme aiment à le dire les jeunes d’aujourd’hui lorsqu’une situation leur échappe et qu’ils souhaitent passer à autre chose : « Next ! » …et non alternext.

Ah lala... Qu’on en finisse avec cette mascarade... #jenesoutienspasMoring ! Morning a vécu. See you tomorrow… à la barre du tribunal de commerce voire peut être plus... malheureusement.
Réponse de le 13/12/2016 à 20:19 :
tout à fait d, accord avec vous...
a écrit le 13/12/2016 à 10:59 :
Merci de votre intérêt pour cet article, et merci de rester correct dans vos propos, sinon nous seront obligés de supprimer les commentaires "grossiers". Bonne lecture !
a écrit le 13/12/2016 à 9:00 :
"Depuis le mois de septembre, nos relations avec la Maif se sont dégradées sans que je me l'explique vraiment, (...)"
Haha! Ça, ça veut dire qu'il sait très bien pourquoi, mais qu'il n'est pas tout blanc!
a écrit le 13/12/2016 à 3:02 :
certains startupers ne touchent plus terre et pensent que tout leur ait dû : une entreprise viable repose sur des fondamentaux. respecter les réglementations, être rentable, ...
pour certains, il suffit de porter un t shirt et d être adoubé par l'estashblisment de la coolitude pour recevoir les subsides qui les maintiennent à flot.
les explications données par le fondateur font froid dans le dos : l argent des clients en garantie mais non utilisé ? une garantie est une garantie parce que justement on peut l activer ....
a écrit le 12/12/2016 à 23:58 :
il n'y a qu a regarder l'offre de morning pour voir qu'elle ne representait aucun interet pour ces clients
seuls les dépenseurs de fonds propres pouvaient y voir un atout
a écrit le 12/12/2016 à 22:16 :
Un projet réellement disruptif?
Il me semble plutôt que l'on voit resurgir ces startup internet qui on fait flancher les marchés dans les années 2000, des gens qui pensent qu'ils vont refaire en mieux et avec des moyens limités ce que des banques ont patiemment mis pratiquement des centaines d'années à faire. Il ne suffit pas de gérer une base de données sur un serveur fusse t elle reliée à un site internet ou une appli mobile, pour faire une banque qui respecte les dures lois de la conformité. Pour ce monsieur ce n'est pas le problème, il se trompe gravement, c'est tout le problème et l'acpr le lui a rappelé et son actionnaire principal ne peut rien faire pour lui qui doit aussi des comptes à l'acpr
a écrit le 12/12/2016 à 20:15 :
" best workplace 2016" qui ne paiera pas en de embre le salaire de ses 50 salariés ?
Mais " c'est la faute de la Maïf" qui ne veut pas remettre au pot ? Aprés avoir écoulé 1 M d'euro dans un campus ? Et les objectifs atteints sont quali, mais qu'en est-il du prévisionnel présenté aux investisseurs ? Il va y avoir du boulot pour le Happiness Chief Officer (sans doute y en a t'il un??). Bonne chance à tous les salariés... Et bravo pour ces 4 M d'euros sans doute très bien dépensés.... Mais où est le controleur de gestion ?
Réponse de le 12/12/2016 à 22:59 :
Tout à fait d'accord. Était-ce raisonnable de dépenser plus d'un million d'euros dans un campus pour une boîte qui ne génère toujours pas de revenus ?
Idem pour une équipe vélo qui doit coûter au bas mot plus de 50000€ !!
On se croirait avant l'explosion de la bulle internet. On dépense des sous que l'on n'a pas, des sous issus de levées de fonds mais pas des bénéfices dégagés par l'entreprise et on dépense à foison. C'est tout sauf de la gestion prudente.
Et bien sûr, comme tout bon esprit start-up, on pense aux salaires après. Après tout, c'est une start-up.
Et au final, 50 salariés risquent de tout perdre. Le patron, lui, aura perdu sa boîte, mais sa se trouve, aura monté le campus via un montage financier et conservera les locaux...
Réponse de le 13/12/2016 à 10:02 :
1) Vu que les batiments ont l air d etre dans un coin paume, ils ne doivent pas valoir grand chose si la societe fait faillite

2) " best workplace 2016" je suppose qu avant que MAIF lui coupe les vivres c etait une entreprise qui ne traitait pas ses salaries comme de la merde, comme par ex une SSII

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